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Île-du-Prince-Édouard

Dernière mise à jour le
8 août 2026
Île-du-Prince-Édouard — image de couverture

L'Île-du-Prince-Édouard en chiffres

0.175
Millions
Population
5660
km2
Superficie
7.0
%
Taux de chômage
50000
CA$
PIB par habitant
M CA$
Dette publique
M CA$
Déficit publique
M CA$
Exportatation
M CA$
Importation

Le contexte socio-économique

L'Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) est la plus petite province canadienne en superficie (5 660 km²) et en population (environ 175 000 habitants). Sa capitale, Charlottetown, est historiquement reconnue comme le « berceau de la Confédération » : c'est là qu'a été signé en 1864 l'accord menant à la création du Canada.

Bien que petite, la province affiche depuis 2020 l'une des plus fortes croissances démographiques au Canada, portée par l'immigration internationale (programmes PCP très actifs) et la migration interprovinciale. La qualité de vie, le coût de l'immobilier (en hausse mais toujours inférieur aux grandes villes) et le pont de la Confédération qui la relie au continent contribuent à cette attractivité.

L'économie repose sur quatre piliers : agriculture (en particulier la pomme de terre), pêche et aquaculture, tourisme et services. L'industrie aérospatiale et les biotechnologies y connaissent également une croissance notable autour du Slemon Park et des laboratoires de l'Université de l'Î.-P.-É.

Le gouvernement provincial

L'Assemblée législative compte 27 députés. Le gouvernement actuel est dirigé par Dennis King, chef du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard.

L'économie de la province

Le PIB provincial est d'environ 9 milliards de dollars canadiens. Malgré sa taille, l'Î.-P.-É. est un acteur majeur sur certaines niches agroalimentaires et industrielles, et un haut lieu touristique (1,5 million de visiteurs par an, principalement en provenance de l'Est canadien et des États-Unis).

Les spécificités du marché du travail par secteurs d’activité

L'agriculture et l'agroalimentaire

L'Î.-P.-É. est le premier producteur canadien de pommes de terre, fournissant environ 25 % de la production nationale. La province exporte vers les États-Unis, l'Asie et l'Europe, à la fois en frais et en transformation (frites, croustilles). La filière laitière, la production bovine et les bleuets sauvages complètent l'agriculture.

La pêche et l'aquaculture

Le homard, les huîtres « Malpèque » et les moules constituent les principales productions. L'Î.-P.-É. est le premier producteur mondial de moules cultivées et l'un des principaux producteurs canadiens d'huîtres. Plus de 80 % de cette production est exportée.

L'aérospatial et la biopharmacie

Le Slemon Park, ancienne base militaire reconvertie près de Summerside, accueille un pôle aérospatial spécialisé en maintenance, réparation et révision (MRO) d'aéronefs civils et militaires. StandardAero, Vector Aerospace et Honeywell y opèrent. La filière des sciences de la vie, autour du Atlantic Veterinary College, s'est spécialisée dans la santé animale et l'aquaculture.

Le tourisme

L'Î.-P.-É. attire 1,5 million de visiteurs par an. Patrimoine "Anne of Green Gables" (Anne aux pignons verts), plages de sable rouge, golfs, gastronomie locale (homard, huîtres, fromages artisanaux) et patrimoine acadien soutiennent une industrie touristique vitale pour les communautés rurales.

Le commerce international et les accords commerciaux

Les exportations de l'Île-du-Prince-Édouard atteignent environ 1,7 milliard de dollars canadiens par an, dont près de 75 % à destination des États-Unis. Les principaux produits exportés sont les pommes de terre fraîches et transformées, les produits de la mer (homard, huîtres, moules), les biotechnologies et les services aéronautiques.

L'AECG ouvre des perspectives en agroalimentaire haut de gamme (fromages, fruits de mer, boissons) vers le marché européen. L'ACEUM sécurise les flux avec la Nouvelle-Angleterre, débouché historique des pommes de terre. La province cherche à diversifier ses marchés vers l'Asie pour la transformation alimentaire.

Pour les entreprises françaises, l'Î.-P.-É. offre une niche intéressante en agritech, en aquaculture durable et en sciences vétérinaires. La présence d'une communauté acadienne francophone facilite l'accueil et la mise en réseau.

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