Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue du Canada. Près d'un tiers de sa population de 832 000 habitants est francophone (Acadiens), ce qui en fait, après le Québec, le territoire le plus francophone du pays. Le bilinguisme officiel imprègne l'administration, les services publics et la vie économique, en particulier dans la péninsule acadienne, à Moncton, à Bathurst et à Edmundston.
Cette identité linguistique fait de la province un terrain naturel pour les entreprises françaises souhaitant tester le marché nord-américain dans un environnement francophone, tout en bénéficiant des avantages de l'ACEUM. La CCI France Canada — Montréal couvre d'ailleurs aussi le Nouveau-Brunswick, depuis un bureau à Dieppe (banlieue de Moncton).
L'économie reste structurée autour des ressources naturelles (forêt, mines, pêche), mais s'est progressivement diversifiée vers les technologies de l'information, le secteur financier (cybersécurité à Fredericton, centre d'appels et services partagés à Moncton), l'énergie nucléaire et les sciences de la vie.
La capitale est Fredericton. L'Assemblée législative compte 49 députés. Le gouvernement actuel est dirigé par Susan Holt, cheffe du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, première femme Premier ministre dans l'histoire de la province (élue en octobre 2024).
Le PIB du Nouveau-Brunswick atteint environ 42 milliards de dollars canadiens. Les principaux secteurs sont la fabrication (transformation alimentaire, papier-pâte, raffinerie d'Irving Oil à Saint John — la plus grande au Canada), les services et le commerce. La province a connu un retour à la croissance démographique depuis 2020, porté par l'immigration internationale et le télétravail.
Saint John abrite la plus grande raffinerie pétrolière du Canada (Irving Oil, 320 000 barils/jour) et un port en eau profonde stratégique. La centrale nucléaire de Point Lepreau, l'une des deux seules au Canada à utiliser la technologie CANDU, fournit environ un tiers de l'électricité provinciale. NB Power exporte ses surplus vers le Maine et le Massachusetts.
La forêt couvre plus de 82 % du territoire, soutenant une industrie majeure (J.D. Irving, AV Group). L'agroalimentaire est porté par la pomme de terre (premier producteur canadien avec McCain Foods, dont le siège mondial est à Florenceville-Bristol), les bleuets sauvages, le sirop d'érable et les produits de la mer.
Fredericton s'est imposé comme un pôle nord-américain de cybersécurité autour du Cyber Centre et de l'Université du Nouveau-Brunswick. IBM, Mariner Innovations et plusieurs start-up y opèrent. Moncton concentre des opérations financières et des centres d'appels bilingues, dont ceux de TD, Royal Bank, Assomption Vie et Medavie Blue Cross.
La pêche commerciale (homard, crabe des neiges, hareng), l'aquaculture (saumon de l'Atlantique) et la transformation des produits de la mer génèrent plus d'un milliard de dollars d'exportations annuelles, principalement vers les États-Unis, la Chine et l'Union européenne.
Les exportations du Nouveau-Brunswick s'élèvent à environ 16 milliards de dollars canadiens par an. Les États-Unis représentent près de 90 % des destinations, devant la Chine et l'Union européenne. Les principaux postes d'exportation sont les produits pétroliers raffinés, la pâte et le papier, le poisson et les fruits de mer, la pomme de terre et l'électricité.
L'ACEUM structure les échanges avec la Nouvelle-Angleterre, particulièrement importante pour le secteur énergétique et forestier. L'AECG offre de réelles opportunités pour les produits de la mer, les boissons et l'agroalimentaire à destination européenne.
Le Nouveau-Brunswick est un tremplin attractif pour les PME françaises grâce à son bilinguisme officiel, ses coûts d'exploitation bas (immobilier, salaires, énergie), ses programmes d'immigration accélérés et la présence d'une diaspora acadienne active dans les réseaux d'affaires.